Café : On ne paie que le temps passé !

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Dans les cafés « L’anticafé » on ne nous présente pas l’addition, jamais ! Ici on ne paie que le temps que l’on passe dans les lieux, pas ce qu’on consomme. Un concept original s’il en est : Pour une heure, comptez quatre euros et vous aurez boissons (non alcoolisés) et gâteaux illimités ! L’ambiance est détendue. Ici on peut travailler tranquille, bouquiner (une bibliothèque est à disposition), jouer à des jeux de société…  Le café accepte même que vous mangiez vos propres plats ! Petit plus : imprimantes et scanners sont utilisables.

Pratique : On trouve trois « anticafé » à Paris : 79 rue Quincampoix 3e arrondissement (Métro: Rambuteau) ;10 Rue de Richelieu 1er arrondissement (Métro : Palais Royal – Musée du Louvre) et 59 Rue Nationale 13e arrondissement  (Métro : Olympiades).

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A la découverte du … 15 ème

Nous vous proposons un parcours pour découvrir les coins les plus insolites du 15ème arrondissement en 13 étapes.

Le 15eme arrondissement est un des plus grands arrondissements parisiens, des plus peuplés (238 190 habitants en 2012) situé sur la rive gauche de la Seine, dans le sud-ouest de la ville. Pas le plus touristique mais qui vaut largement le détour !

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A voir :

1 La maison de la culture du japon 101 quai Branly: un lieu pour tout connaître sur le pays du soleil levant. On peut même y prendre des cours, assister à des conférences, des concerts…

2– Depuis le pont de Bir-Hakeim prendre l’allée des cygnes pour rejoindre la Statue de la Liberté de Frédéric Auguste Bartholdi, la vraie certes mais en modèle réduit. Elle mesure 11.50 mètres. Elle est plus petite que l’originale (46,50 mètres). Son socle porte une plaque commémorative et le livret qu’elle tient dans la main gauche porte l’inscription « IV Juillet 1776 = XIV Juillet 1789 » dates respectives des révolutions américaine et française.

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3-« Sous le pont Mirabeau coule la seine faut-il qu’il s’en souvienne! » Apollinaire lui si. L’arche principale de ce pont a une portée de 93 mètres, et les deux arches latérales mesurent 32,4 mètres. À l’époque de sa construction, le pont a le rapport longueur/hauteur le plus grand avec un ratio de 16. 173 mètres de long, 20 mètres de large, pas moins ! Les deux piles représentent des bateaux, ornés de quatre statues allégoriques de Jean-Antoine Injalbert.

4-Le parc André-Citroën, inauguré en 1992 se trouve sur le site des anciennes usine automobiles et ouvre directement sur la Seine. Le Ballon Air de Paris y est amarré. Idéal pour se balader en famille et les jeux d’eau les jours de fortes chaleurs sont les bienvenus.

5-Le cimetière de Grenelle ne compte qu’un millier de sépultures. Les plus originales sont celles des familles Rémondot et Schmid. Marius Rémondot Marius Rémondot (1867-1921) et Henri Schmid (1872-1927), tous les deux sculpteurs, avaient épousé deux sœurs Schmitz : Marius avait épousé Jeanne (1871-1940) et Henri avait épousé Joséphine (1880-1969), deux desonze enfants des parents Schmitz dont la tombe est voisine. Une histoire de famille en somme! Au cimetière de Vaugirard repose le président assassiné Paul Doumer.

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6-Au 24 de la place Pernet un magnifique immeuble art déco de l’architecte Alfred Wagon se dresse. Il en impose!

 

 

 

 

7-À l’emplacement de l’actuel square Saint Lambert s’élevaient autrefois les anciennes usines à gaz de Vaugirard, siège de l’évasion de Gaston Tissandier le 30 septembre 1870 avec le ballon Céleste (pendant la guerre de 1870). Les usines ont cédé la place à ce vaste jardin planifié par l’architecte Georges Sébille en 1933, à l’instar des nombreux immeubles d’un style typique des années 1930 autour du jardin. C’est dans ce square qu’a été tourné le dernier épisode de la dernière saison de la série Bref diffusée sur Canal+. Le square est décoré de plusieurs statues : un bronze représentant deux oursons jouant, visible de la rue du Docteur-Jacquemaire-Clemenceau et un chien-loup.

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8– Insolite à découvrir l’église orthodoxe Saint Séraphin de Sarov 91 rue Lecourbe. Un édifice religieux bien caché au fond d’une cours mais qui a une particularité étonnante : elle a été construite autour de deux arbres et le reste d’un tronc est encore visible, l’autre pousse encore et prospère. On peut aussi y prendre des cours d’iconographie. Ouvert après les offices du samedi à 18h et dimanche à 10h.

 

9-Arrêtez-vous devant la « ruche » atelier d’artiste situé au passage Dantzig. La Ruche est une cité d’artistes comptant une soixantaine d’ateliers, fondée en 1902 par le sculpteur de Nogent-sur-Seine Alfred Boucher. Elle a été créée pour aider de jeunes artistes sans ressources. De futurs artistes renommés ont pu bénéficier de ce lieu tels que Modigliani, Brancusi, Léger, Marie Laurencin, Zadkine ou bien encore Chagall pour ne citer que les plus illustres.Un théâtre de 300 places se trouve dans le jardin. Dans ce théâtre a débuté Louis Jouvet. Le nom de Ruche vient de Boucher lui-même, qui considère les artistes bourdonnant de créativité qui s’agitent dans la cité comme les abeilles d’une immense ruche. Elle n’est plus ouverte au public : seuls les résidents et de rares privilégiés y ont accès (sur demande).

10– Le service des objets trouvés de la Préfecture de Paris se trouve 36 rue des Morillons. Chaque jour, arrivent au service des objets trouvés 600 à 700 articles trouvés sur la voie publique à Paris, dans les trois départements périphériques (92, 93 et 94), recueillis sur le réseau RATP, dans les aéroports parisiens, dans les taxis et également dans les établissements parisiens recevant du public. En moyenne, 150 biens sont restitués quotidiennement. Il n’y a plus de musée des objets trouvés contrairement à ce qui est noté dans certains guides touristiques…

Pour en savoir plus lire « Objets Trouvés à Paris, Catalogue raisonné des têtes en l’air », aux Editions Parigramme.

http://www.pariszigzag.fr/paris-insolite-secret/objets-trouves-insolites-paris

11-Mais vous pouvez continuer sur le même trottoir on peut trouver l’entrée du parc Georges Brassens, du nom du célèbre chanteur à la guitare qui a habité dans le quartier. Le parc Georges Brassens est décoré de deux statues animalières  L’Âne de F-X Lalanne, et les taureaux d’Isidore Bonheur transférés du Trocadéro, du Porteur de viande d’Albert Bouquillon en référence aux anciens abattoirs de Vaugirard et d’un buste de Georges Brassens d’André Greck. Le parc a remplacé les abattoirs de Vaugirard. Les vignes du parc produisent un vin du nom de Clos des Morillons, mis aux enchères chaque année au profit des œuvres sociales de l’arrondissement. Ses ruches participent aussi chaque année à la production de miel dans l’arrondissement avec celles du toit du centre Beaugrenelle. Sans oublier le marché du livre ancien tous les week-end !Encore appelé Marché Georges Brassens, c’est un marché hebdomadaire se tenant les samedis et dimanches de 9 h à 18 h . Il regroupe une cinquantaine de libraires spécialisés.

12-On croit rêver : un phare rue de Castagnary ! Ce phare de 10 m de haut avec décor ad hoc (un chalutier échoué) est une fidèle reproduction du Crozic qui surmontait une poissonnerie. Le décor est en danger car des travaux de démolition sont prévus à cet endroit.

 

13-En 1888, grâce à une souscription internationale, l’institut Pasteur dédié à la recherche, la santé et l’enseignement est fondé par le savant du même nom. Le musée montre tous les travaux du scientifique, on peut découvrir son appartement qui est intact. Grace à une dérogation présidentielle Pasteur a échappé au Panthéon et repose entre ses labos dans un mausolée néo-byzantin avec chapiteaux en marbre.

Quelques petites choses à savoir sur le 15eme et étaler sa science!

Des premières en pagaille:

-En 1859 la première gare de Paris-Montparnasse de la Compagnie des chemins de fer de l’Ouest est inaugurée. En 1900 est inaugurée la première ligne de métro selon les propositions de l’ingénieur Fulgence Bienvenue…

-Le 15e arrondissement comporte trois ports fluviaux : le Port de Suffren (croisières sur la Seine), le Port de Grenelle et le Port de Javel avec Port de Javel-Haut, avec escale et amarrage de bateaux à roue et bateaux de croisières parisiennes et le bas où est amarré le bateau Thalassa. Il sert aussi de terminus aux bateaux de croisière fluviale.

– On y trouve aussi le siège de France Télévision, le Palais des sports et le parc des expositions.

– Incontournable la Tour Montparnasse domine le quartier du haut de ses 210 mètres et de ses 58 étages À sa construction, ce gratte-ciel était le plus haut immeuble de bureaux d’Europe et l’est resté pendant près de vingt ans.. Elle est aujourd’hui la 22e plus haute tour d’Europe.

-On y trouve aussi d’autres musées comme le Musée Mendjisky, le musée de la poste, le musée Montmartre, le musée Bourdelle dans les ateliers du sculpteur, disciple de Rodin, le centre culturel algérien, la maison de la Bretagne et une matériauthèque 15 square de Vergennes (entrée 279 rue de Vaugirard).

-Une petite soif ? Quelques fontaines Wallace sont notamment rue Alain Chartier, boulevard Pasteur, au carrefour Morillons-Brancion, places Charles Vallin et Général Beuret ainsi que celle repeinte en rouge, porte de Versailles.

-Allez, avant qu’elle ne soit démolie, (voir sur ce sujet l’article du Point)  à l’église Sainte Rita (27 rue François-Boivin) chaque année en novembre et mai le prêtre de l’église bénit tout le monde et notamment les animaux de tous poils et toutes tailles (chiens, chats, tortues et des fois tigres…)

-A voir aussi le club de pelote basque 8 rue de la cavalerie  (www.cpbp.fr), le jardin de la clinique Blomet 134-136 rue Blomet qui abrite une chapelle néo-gothique et au 40 rue Félix-Faure la sculpture de la fable de la Fontaine le corbeau et le renard…

-Le Village suisse était une reconstitution pour l’exposition universelle de 1900 des montagnes suisses, cascades, vaches et ses  maisons typiques. Depuis c’est le lieu où l’on trouve beaucoup d’antiquaires et brocanteurs.

-On vous donne aussi des endroits où manger: Au Volant Basque, dans un des restaurants de Cyril Lignac, au Quinzième ou à la crêperie Josselin. La Plage Parisienne, avec sa déco chic et sa terrasse, est aussi à découvrir sur les bords de Seine.

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Le coin des expos…

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Fragonard au Luxembourg

le Musée du Luxembourg expose jusqu’en 24 janvier prochain à Paris des œuvres du peintre Jean-Honoré Fragonard (1732-1806). L’inspiration amoureuse parcourt tout l’œuvre de cet artiste. Réunissant peintures, dessins et ouvrages illustrés, au contenu érotique parfois explicite, cette exposition met pour la première fois en lumière l’œuvre de Fragonard à travers le prisme amoureux (entre libertinage, sensualité, nouvelle éthique amoureuse, rencontre des corps et fusion des âmes et amour sincère et moralisé…), la resituant à la croisée des préoccupations esthétiques et morales du siècle des Lumières.

Pratique : exposition ouvert jusqu’au 24 janvier 2016. Ouverture tous les jours de 10h à 19h, nocturne le lundi et le vendredi jusqu’à 21h30. Les 24, 31 décembre et 1er janvier : de 10h à 18h Fermeture le 25 décembre
Tarifs : Plein : 12 € Réduit : 7,5 € (16-25 ans, demandeurs d’emploi et famille nombreuse) Spécial Jeune : 7,5 € pour deux entrées (du lundi au vendredi à partir de 17h) Gratuit pour les moins de 16 ans, bénéficiaires des minima sociaux.

Picasso au Grand palais

On peut découvrir pas moins de100 chefs d’oeuvre de Picasso dont certains jamais montrés, exposés à côté de créations d’artistes contemporains comme Jasper Johns, Andy Warhol, Jeff Koons. Cette exposition chronologique et thématique retrace les différentes étapes de la formation du mythe Picasso. Il sera possible d’admirer les célèbres « demoiselles d’Avignon » ou Guernica

Pratique : exposition ouvert jusqu’au 29 février 2016. Ouverture le lundi, jeudi et dimanche de 10h à 20h, nocturne le mercredi, vendredi et samedi de 10h à 22h, fermé le mardi sauf pendant les vacances scolaires. fermeture anticipée le 3, 24 et 31 décembre à 18h. Fermeture le 25 décembre .Tarifs : Plein : 14€ Réduit : 10€, tarif tribu (4 personnes dont deux jeunes âgés de 16 à 25 ans) 38€.

Pray for Paris

paris insolite blog

Nous nous associons à la douleur des familles et des proches qui ont perdus un être cher lors de cette nuit cauchemardesque du 13 novembre, nous apportons également notre soutien aux blessés. N’ayons pas peur, gardons la tête haute et soyons solidaires. Paris restera toujours la ville Lumière… Paris nous t’aimons !

Les rédactrices du blog Paris Insolite

Le Paris des écrivains

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La capitale aime les Belles lettres qui le rendent bien. Paris est devenu un centre d’attraction pour écrivains, poètes, journalistes… du monde entier.

En effet entre la ville Lumière et la littérature c’est une longue histoire : l’Académie française, les salons  où il faut être vu au XVIIIe siècle, Saint-Germain-des-Prés, THE place to be ou encore le quartier Latin et les Iles où les maisons d’éditions parisiennes sont encore la plupart du temps implantées.

Les écrivains ont habité ou demeurent encore sur l’île de la Cité et surtout l’île Saint-Louis. On ne peut pas oublier le célèbre café Procope, le plus ancien café de Paris ouverte en … 1686, (13, rue de l’ancienne Comédie – Métro Odéon 6e) qui a accueilli Benjamin Franklin ou Voltaire. D’autres cafés parisiens tiennent aussi le haut du pavé littéraire avec le café de Flore ou celui des Deux-Magots (en face de l’église de Saint-Germain) où Sartre, Simone de Beauvoir, Camus, Vian ou Prévert se réunissaient et confrontaient, après-guerre, leurs idées progressistes ou existentialistes.

Il y a eu l’époque Montparnasse, au XXe siècle et surtout à la Belle Epoque, qui détrôna Montmartre pour son activité culturelle (voir aussi notre découverte du 15e arrondissement). Le quartier vit le séjour de Max Jacob et de Léon-Paul Fargue, qui y traîna sa mélancolie. La Closerie des Lilas, toujours prisée par les écrivains, a été fréquentée par Lénine, Trotsky, Scott Fitzgerald ou Hemingway qui y écrivit « Le Soleil se lève » encore en six semaines, et dont l’action se passe à la terrasse de la Closerie, à l’endroit même où il écrivait. La Rotonde, à l’angle des boulevards Montparnasse et Raspail, était prise d’assaut par Blaise Cendrars ou le peintre Modigliani, tandis que La Coupole, au 102 du boulevard Montparnasse, avait Sartre ou Joséphine Baker comme clients (ses colonnes ont été peintes par des artistes comme Chagall). Au cimetière du Montparnasse on peut voir les sépultures de Sartre, Beckett, Huysmans, Baudelaire et Maupassant.

Paris est un paradis pour les amateurs de littératures : Honoré de Balzac habita au 47 rue Raynouard. On peut y visiter un musée avec des peintures, caricatures, manuscrits originaux, bibliothèque…Tel : 01 55 74 41 80. Entrée gratuite. N’oublions pas aussi le musée Victor-Hugo place des Vosges…

Pour aller plus loin

Si vous voulez en faire plus sur les écrivains et Paris, les Editions Alexandrines ont sorti cette année une nouvelle collection appelée  » Le Paris des écrivains « . Celle-ci veut faire connaître la vie littéraire et l’influence que Paris a eue sur les plus grands écrivains qui y ont séjourné. Ainsi, Dumas a fait de Paris l’un des cœurs de son œuvre, Duras y a puisé inspiration et engagement politique, Prévert a fait vivre sa poésie dans ses rues … Ces ouvrages, de 96 pages, en format poche, sont une merveilleuse façon de découvrir ces écrivains (Cocteau, Dumas, Duras, Sartre/Beauvoir, Proust, Modiano, Prévert et Sagan) et de se promener au travers de leur vie et de la littérature dans les rues de la capitale. Les Éditions Alexandrines ont été créées en 1997 par Marie-Noëlle Craissati. Elles s’intéressent à la vie et au quotidien des écrivains dans leur région d’origine ou d’appartenance.

 

Dans le 10e : un supermarché sans aucun emballage

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Depuis fin octobre un supermarché Biocoop sans aucun emballage a ouvert dans le 10e arrondissement. Il s’agit pour l’instant d’un test de deux mois dans le cadre de la COP 21, la conférence sur le climat. Ici tout est en vrac même les liquides (sauf le lait et le vin blanc).

Bien sûr les clients doivent amener leurs sachets ou bocaux pour pouvoir repartir avec leurs courses. Une seule exception : la lessive, le produit vaisselle et le nettoyant multi-usages, seuls produits pour lesquels les clients n’ont pas le droit d’amener leur contenant. Les normes obligent à ce que la composition et les solutions antipoison figurent sur une bouteille sécurisée.

Grâce à un partenariat avec la Ville de Paris, la boutique est éclairée par Enercoop, un fournisseur d’électricité renouvelable (éolienne, hydraulique, photovoltaïque, biomasse).

Pratique: Biocoop 21 14, rue du Château-d’Eau, 75010 Paris.

Musée de la vie romantique : l’effroi représenté

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Attention ici point de romantisme dans cette exposition ! jusqu’au 28 février prochain, le Musée de la Vie Romantique met en avant la violence et le fantastique dans l’art du XVIIIe siècle. On peut découvrir  les désenchantements de l’époque, la réalité  d’une époque dans les peintures de David, Delacroix et Géricault, qui font de ce sentiment d’effroi un des piliers de l’art du XVIIIe siècle.

Avec l’exposition Visages de l’effroi , le Musée de la Vie Romantique revient sur l’un des sujets de prédilection des artistes romantiques : la violence, l’effroi. Les artistes dit romantiques repensent leurs œuvres, et y introduisent leurs sentiments : lors de la Terreur, puis lors des guerres napoléoniennes, l’horreur est omniprésente dans le quotidien des français.

Ainsi, dans le Musée de la Vie Romantique, une réunion d’œuvres de Delacroix, Géricault, Ingres, David et bien d’autres (dont certaines sont inédites) montrent comment les artistes ont modifié leur façon de représenter l’effroi en réaction au traumatisme révolutionnaire. Les visages sont alors le cœur de l’œuvre, proposant un focus sur les réactions visibles sur les visages, faisant ressentir les sentiments de frayeur des populations.

Pratique : Violence et fantastique de Paris à Delacroix  jusqu’au 28 février   musée de la vie romantique 16 rue Captal 9e  ouvert du mardi au dimanche de 10h à 18h. fermé les lundis et les jours fériés.  

Au Louvre : Une petite galerie pour rendre l’art plus accessible

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Depuis le 17 octobre dernier le musée du Louvre a ouvert une « petite galerie », destinée plus spécialement aux enfants mais aussi aux parents. Une première exposition sur  » les mythes fondateurs d’Hercule à Dark Vador  » est proposée jusqu’au 4 juillet 2016.

Le peach est le suivant : cette galerie, qui veut rendre l’art accessible à tous, expose 70 œuvres qui permettent de voir comment les artistes (dessinateurs, peintres, sculpteurs, cinéastes, musiciens…) se sont nourris des mythes et leur ont donné vie. On passe ainsi du mythe d’Hercule ou Icare à celui, plus proche de nous, de Dark Vador grâce à un parcours, une scénographie inventive ( jeux de lumières et couleurs, cartels ludiques…). Une autre manière de se rendre et d’apprécier sa visite au musée.

Pratique : ouvert tous les jours sauf le mardi de 9h à 18h, le mercredi et vendredi jusqu’à 22h. Accès avec le billet d’entrée du musée, aile Richelieu. Il est aussi possible d’effectuer une visite virtuelle de l’exposition http://petitegalerie.louvre.fr

On peut toucher

N’oubliez pas aussi de faire un tour dans la galerie tactile aile Denon (niveau entresol accès par la galerie Donnatello). Dans cet espace pédagogique de 80 m2 on peut découvrir des moulages d’oeuvres célèbres ou moins connues mais et surtout les toucher. Fait pour les non-voyants, les malvoyants, les enfants et les visiteurs plus tactiles, c’est un bon moyen de découvrir l’art d’une autre manière. Le thème mis en avant jusqu’en 2017 est le corps nu et habillé. L’exposition s’intitule  » sculpter le corps et présente 18 moulages tournant autour de 4 thèmes: la nudité divine, les baigneuses, la Vérité et les grâces, et enfin le drapé couvrant et découvrant. Allez y pour une fois qu’on a le droit de toucher!